La semaine dernière, j’ai fait les soldes.
Sur internet, les soldes, allez pas croire qu’avec ma marmaille à trois têtes, j’allais m’aventurer dans l’antre du grand capital.
Donc bref, j’ai acheté des robes pour mes filles.
Identiques les robes.
C’est rare que je fasse ça. Le plus souvent quand j’aime un truc, je cherche au moins à varier les coloris, au mieux à choisir deux modèles différents dans la même gamme. Mais là ça coûtait presque rien, et y’avait qu’une couleur.
Et puis l’autre jour, elle les ont mises, et en cherchant quoi mettre par dessus, j’ai mis la main sur des gilets identiques, achetés dans des circonstances similaires et pour les mêmes raisons, aux soldes de l’hiver dernier.
Pour info, j’habille la Princesse Chat en 6 ans (ben quoi… je sais bien qu’elle aura 3 ans dans dix jours, mais c’est pas une raison pour la saucissoner dans ses vêtements) et la Mimi Souris en 2 ans.
Et bien croyez le ou non, pendant les 20 minutes de notre trajet à pied, les deux pépettes marchant main dans la main devant la poussette de leur frère, une bonne douzaine de personnes nous ont barré la route pour nous parler (pourquoi pas, hein, ça part d’un bon sentiment…), mais une large moitié a engagé la conversation en me demandant ” ce sont des jumelles?”
Franchement… des jumelles… y’aurait pas un léger problème de format, là, si elles avaient le même âge?
Comme mes concitoyens ne sont pas (tous) fous, j’en conclus que cette aberration relève des conventions tacites du “small talk”: quand on parle pour ne rien dire, on peut dire n’importe quoi.
Et vous, vous parlez de la pluie, du beau temps, et des jumeaux de la voisine avec les vieilles dames de votre quartier?
Au plaisir de vous lire,