Ado, quand j’avais un coup de blues, il m’arrivait d’aller au kiosque à journaux et d’acheter PLEIN de magazines féminins.
Je m’en gavais, je m’en saturais, je m’en overdosais, et puis je les abandonnais dans une salle d’attente, ou sur le dessus d’une poubelle, parce que j’avais mauvaise conscience de les jeter vraiment, alors qu’ils avaient coûté si cher, et servi si peu de temps.
Le temps passant, ça m’a passé, et avec le début de ma vraie vie de femme, j’ai petit à petit, imperceptiblement, glissé dans le coeur de cible du magazine que sans vraiment le décider j’avais fini par choisir, celui que j’avais plaisir à lire même sans frénésie, sans coup de déprime à écluser, pour lequel j’aimais prendre un peu de temps à une terrasse de café ou au chaud dans mon canapé.







