16 mai 2010
Il ne vous aura pas échappé, amis camarades lecteurs, rares et par conséquent précieux, que je n’antidate plus mes notules. Du coup y’en a plus qu’un jour sur deux, mais je trouve que c’est un bon début, j’espère revenir progressivement à un rythme quotidien, avec de vrais morceaux de cosméteries, pâtisserie, feignasserie, friture de neurones et autres souvenirs nombrilistiques dedans.

En attendant, je parle de la pluie et du beau temps. Un peu comme on dit que l’appétit vient en mangeant (ou le plaisir en simulant), je renoue avec mon clavier en vous causant pour ne rien dire… de ce mois d’octobre qui s’étire, à n’en plus finir, de mes orteils qui après avoir goûté quelques jours la liberté des sandales de touriste allemande (oui oui, je mets des birkenschtroumph pour aller bosser, je sais, c’est un tue l’amour, mais en même temps, je n’ai rigoureusement personne à séduire, même pour rire, sur mon lieu de travail presque exclusivement fréquenté par des individus femelles ou vraiment trop loin de la puberté pour compter comme mâles), refusent obstinément de retourner dans des souliers fermés, même quand il pleut.
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14 mai 2010
Ouais, mon titre est nul, je sais, c’est juste pour dire que bon, hier, c’était férié, et j’avais remis à demain , c’est à dire hier, tout un tas de choses que je voulais faire avec mes enfants, et sans eux aussi (genre enfin finaliser ma notule sur la burqa qui, à force de traîner dans mes brouillons, va finir par sentir le moisi).
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12 mai 2010

Oui, un mercredi reste un mercredi, et même si je travaille à nouveau à plein temps, il ne s’agit pas d’oublier les choses qui comptent vraiment dans la vie.
Comme l’apéro, par exemple.
Alors même si je vous ai déjà causé pâtisserie lundi avec mon fraisier de l’au-delà, je reviens avec mes activités plus ou moins culinaires du mercredi, spécialement conçues pour convaincre la marmaille que je suis la meilleure des mères de notre système solaire.
La proposition d’aujourd’hui reprend de grands classiques déjà abondamment documentés sur La Sandale, les images parlent d’elles mêmes:
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11 mai 2010

La première fois que j’ai envoyé une photo à Caroline, je n’en ai pas parlé ici, je ne trouvais pas ça pertinent, et puis avec cet article de Elle sur les rondes et le profond dégoût qu’il m’a inspiré, les réflexions qui ont suivi, sur l’image sociale du corps, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, le statut de ce qui est hors-norme, la place du corps dans l’image de soi, mon avis à évolué.
Aujourd’hui je considère que tout ce qui fait réfléchir sur ce sujet est d’utilité publique.
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10 mai 2010
Il y a quelque temps, l’Homme que j’ai eu la riche idée d’épouser m’a offert le livre qui est en photo là, juste au dessus. Il s’agit d’un livre de recettes de la pâtisserie renommée et macaronerie mondialement célèbre “Ladurée” (à ne pas confondre avec une non moins célèbre marque de contraceptif à usage externe restons sérieux mesdames et messieurs je vous prie).
Le livre est tout doux, couverture peau de pêche, tranche dorée et logo suranné, le tout dans une jolie boîte garnie de papier de soie, le genre qu’à peine tu glisses ton joli petit ongle nacré dessus tu te crois direct assise sur un fauteuil Louis trente garni de bourre de soie et tapissé de toile d’extase, dans un boudoir rose poudre ouske même Marie-Antoinette, le videur il la laisse pas entrer parce qu’elle n’est pas assez raffinée, avec sa choucroute sur la tête et son blush criard.
Le genre que les photos elles se la pètent un max, avec petits coussinets en dentelle de calais, cuillères d’apparat en porcelaine de Chine et siphon à chantilly doré à l’or fin, et que les gâteaux ils sont tellement sexy qu’on dirait qu’ils ont été maquillés par les make up artists de chez MAC himself….
Le genre, surtout, que tu te dis que jamais, JAMAIS, avec ta pauvre cuisine “Le roi Merlin rencontre Conforamoi” et tes ustensiles “Ikéo food”, et surtout avec tes petits doigts boudinés, tes deux mains gauches et tes 10 pouces, ton CAP de “cuisine de sauvetage” option camouflage et ton four à gaz qui ne parle que le croate ancien, tu arriveras à faire pareil, même en rêve.
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9 mai 2010
J’ai découvert aujourd’hui que je fêtais mon anniversaire le même jour que Dick Annegarn, et ça m’a fait bien plaisir. Je savais déjà que c’était également le jour de naissance de Pierre Desproges, ce qui n’est pas rien.

Ni l’un ni l’autre ne s’étant penchés sur mon berceau pour autant, je ne peux que leur envier leur talent si singulier dans des domaines où j’ai toujours été une grande frustrée: la musique et l’humour.
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8 mai 2010

Au hasard de mon surf oisif de jour férié, je suis tombée sur le site tout neuf d’une jeune femme que j’ai croisée une fois il y a quelques mois à la faveur d’une rencontre plus ou moins bloguesque. Elle m’avait paru drôle et déterminée, je la découvre pleine de talent et d’imagination. Les bijoux qu’elle propose ressemblent pour certains à ce que l’on peut trouver dans des boutiques en vue, où chez des jeunes créatrices déjà installées: il n’y a rien de spectaculaire, juste de la fantaisie, un peu de poésie, et une féminité délicate qui se marie avec presque tous les styles.
Pour ma part, j’aime l’idée d’acheter “chez quelqu’un”, de rester dans l’artisanal, l’individuel, de savoir que mon rôle d’acheteuse/utilisatrice répond, en miroir, à celui d’une personne réelle qui conçoit, fabrique, vend. Alors si l’envie me prend de posséder enfin un collier “oiseau en cage”, “éventail”, “libellule” ou “oui” comme ceux qui m’ont fait de l’oeil ailleurs depuis un bail, c’est peut-être bien chez GIAMAYA que j’irai trouver mon bonheur.
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7 mai 2010

J’ai oublié de dire que l’oeuvre de “Land Art” qui illustre la notule d’hier est due au maître en la matière: Andy Goldsworthy, dont j’avais déjà parlé ICI. Comme ça fait du bien aux yeux et au coeur, j’ai chatouillé l’ami Google pour qu’il m’en donne d’autres, mais comme il s’agit d’un vrai humain vivant et qui travaille chaque jour à la construction de cette oeuvre née de la terre et de ses mains, je vous encourage vraiment à acheter (ou à vous faire offrir) son DVD et son bouquin, qui sont des merveilles.

Au plaisir de vous lire,
6 mai 2010

Je suis rentrée du boulot de bonne humeur, après une journée chargée mais sans accroc, mes enfants m’attendaient avec leur père, dansant à poil dans le salon (juste les enfants, hein, leur père regardait la série où Mac Gyver explore les mondes engloutis en passant par des tambours de machine à laver géants, et il était habillé, lui.), la soirée s’annonçait d’une réjouissante banalité. Et puis…
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5 mai 2010

Je me sens parfois un peu coupable d’avoir transmis à mes enfants, par le sang qui nous unissait in utero ou par l’atavisme inévitable d’un quotidien fusionnel doublé d’une relation par nature modélisante, la plus forte de mes addictions. Mais c’est ainsi après tout. Nos enfants, on leur donne le pire comme le meilleur, en espérant toujours qu’ils sauront faire le tri.
Juste, ce soir, c’était bon de me sentir coupable…
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