Dans les toilettes de mon appartement, par le miracle d’une tuyauterie facétieuse et d’une isolation un peu défaillante, on entend tout ce qui se passe dans l’immeuble. Des conversations téléphoniques, des bribes d’échanges tendres ou houleux, des quintes de toux, des portes qui claquent.
Alors la nuit, quand mon bébé pleure sans que je ne puisse rien y faire, de sa voix aigrelette et puissante à la fois, je vais dans les toilettes.
Et si le bébé des voisins pleure aussi, je me sens moins seule, et je souris.
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Dans les toilettes de mon appartement, par le miracle d’une tuyauterie facétieuse et d’une isolation un peu défaillante, on entend tout ce qui se passe dans l’immeuble. Des conversations téléphoniques, des bribes d’échanges tendres ou houleux, des quintes de toux, des portes qui claquent.
Alors la nuit, quand mon bébé pleure sans que je ne puisse rien y faire, de sa voix aigrelette et puissante à la fois, je vais dans les toilettes.
Et si le bébé des voisins pleure aussi, je me sens moins seule, et je souris.
Au plaisir de vous lire, et à
demainbientôt,et vous pouvez cliquer sur la citation ci-dessous pour lire ou relire quelques extraits de bonne littérature:
Le bébé des voisins n’a que quelques semaines. Il pleure sans arrêt, jour et nuit. Au plus noir des ténèbres, cette petite plainte grêle me touche et me rassure. C’est la protestation du néant auquel on vient d’infliger l’existence.
Hihi, j’ai cru un moment que tu emmenais ton bébé dans les toilettes pour mieux en faire profiter les voisins
J’y ai pensé aussi !
)
Sinon, merci, j’ai cliqué, et tu m’as donné très envie de lire Michel Tournier. Je le mets sur ma prochaine liste de biblio !
Biz
(Sinon, un LUSH s’ouvre enfin à Lyon. Ouille. )