Cela fait un moment que ce n’est plus un secret pour vous, lecteurs assidus et de ce fait, chéris, que je fais une fixation sur le pamplemousse.
En particulier depuis le début de ma grossesse actuelle.
Cette dernière touche à sa fin, mais ma fixation ne donne aucun signe de faiblesse, je dirais même que c’est l’inverse.
Or donc, ce que vous ignorez sans doute, c’est que pour mes deux précédentes grossesses, j’avais, au dernier trimestre et pour le temps de l’allaitement, fait des infidélités à mon parfum habituel, un jus capiteux de l’Artisan Parfumeur.
Je m’étais, par deux fois, tournée vers des saisonniers plus légers, de Guerlain.
C’était chouette, comme une parenthèse propre à chaque rencontre.
Pour ce troisième bébé, je n’ai pas eu de coup de coeur olfactif, et étant passée à un parfum un peu plus “frais” (toujours chez l’Artisan Parfumeur), je n’avais pas, jusqu’à récemment, éprouvé le besoin de changer.
Cela m’étonnait moi même, et je suis allée jusqu’à faire un pélerinage chez Guerlain, ainsi que chez Fragonard, pour en avoir le coeur net… Peine perdue, je continuais à me satisfaire de mon gros flacon de tous les jours.
Sauf que.
Voilà-t-y pas que la même semaine que le dernier Vargas, pile au moment où je rentre dans ma zone d’accouchement autorisée, comme un signe du destin, sort un parfum sobrement intitulé “Grapefruit” (Pamplemousse, donc, pour ceux qui ont fait Chinois en première langue au collège)… et tout aussi sobrement étiqueté “60,90euros”
Déjà que le pamplemousse à 1 euros 20 la pièce au Casino du coin, j’ai du mal, et je me dis que vraiment, j’ai des goûts de luxe, alors bon, le Marc Jacobs, sérieux, il attendra.
Moi, en revanche, je n’attends pas, et dès ce soir je tente l’expérience du parfum solide, ou “concrète”, dont voici la simplissime recette:
Faire fondre au bain marie, tout doucement: 10 grammes de beurre de karité, 4 grammes de cire d’abeille, 5 grammes d’huile de jojoba, 5 grammes de glycérine végétale, 4 grammes d’acide stéarique.
Hors du feu, quand ça a un peu refroidi mais pas encore commencé à figer, verser le mélange d’huiles essentielles ou de fragrances de votre choix.
Moi j’avais préparé dans un peu d’huile de jojoba, une trentaine de gouttes d’essences d’agrumes, à dominante pamplemousse rose (mais avec aussi orange douce, mandarine rouge et citron), ainsi qu’une pointe d’ocre rouge sensée colorer légèrement, mais comme j’ai eu la main lourde, mes parfums ressemblent à des rouges à lèvres!
J’ai également testé une autre recette, que voici:
Faire fondre au micro ondes 5g de cire d’abeille, 7g d’huile de noix de coco, 2g de glycérine végétale, 2g d’acide stéarique, 2g d’hydrolat (bleuet).
Une fois un peu refroidi (mais avant que cela fige), verser le mélange odorant.
Pour cette version, j’ai fait un parfum fleuri, dans les tons vert pâle (grâce à l’ajout d’une pointe d’indigo), avec extraits arômatiques de violette et de figuier, huile essentielle de bois de rose, et fragrance herbe coupée.
Les deux versions sont jolies et sentent bon, verdict dans la semaine pour leur tenue dans le temps!
NOTA BENE: comme pour la crème “Bergère du Bitume”, la version aux agrumes du parfum solide exige qu’on ne l’applique pas sur des zones exposées au soleil, ces essences étant photo-sensibilisantes.
Au plaisir de vous lire,



10 commentaires
Bravo pour ces nouvelles expériences… au fait, tu as donc du acquérir une balance de précision ? ça se trouve où/ça coûte cher ces bêtes-là ?
Il sent bon au moins le Marc Jacobs ?
J’ai trouvé une faute d’orthographe… allez, avoue, c’était un défi à tes lecteurs ?… j’ai gagné koaaaaaaa ?
;oþ
Moi aussi j’ai trouvé un chapeau en trop dans le vestiaire.
Bijour dame M. Je viens de lire (at last !) “Le Parfum” et cette note y fait délicieusement écho. A moi qui ne sais faire que les pâtes al tonno (mais avec un talent indéniable), ça donne presque envie de faire cuire des parfums.
@Dnadryad: une faute? où ça une faute
oui, le Marc Jacobs sent bon.
Pour la balance de précision, c’est moins de 20 euros sur ebay, mais j’avoue que parfois je m’en passe, parce qu’elle est toute petite et que du coup, il arrive que je ne la trouve plus quand j’en ai besoin!
@Nikita: vouzici? mais comment êtes-vous arrivé là? merci de ton passage, en tous cas, et c’est quand tu veux pour les pâtes al tonno
Je ne te remercie pas, étant moi même très addict au pamplemousse, je n’avais jamais eu vent de ce parfum…et maintenant, va falloir que j’aille sentir ça de plus près….
PS: J’ai refait du Pamper Mousse….
désolée, princessevarda… en même temps, il vient tout juste de sortir, tu aurais fini par en entendre parler autrement, sois en sûre.
en ce qui concerne le PS… hem… il va falloir qu’on ait une petite discussion toi et moi
J’ai une taupe rue de Charonne qui admire ta plume !
(C’est noté pour les pâtes. L’été est propice à ce genre de bouffe. Et je crois que la faute concerne un chapeau en trop, zischön Mabuse.)
Merci la taupe!
non la phôte était ailleurs (un “colorée” au lieu de “colorer”, survivance d’une formulation modifiée) mais tu as raison, quand j’ai remplacé “arôme” par “extrait aromatique”, j’ai oublié de retirer le couvre chef
“zischön Mabuse” ha, ha, terrible celle-là !!
oh, et j’oubliais : tu divulgues aisément ta recette de pâtes al tonno, ou bien il faut te soudoyer, te supplier, è tutti quanti ?
Parce que bon, si ton talent est si remarquable, tu ne dois point craiadre l’imitation, n’est-ce pas ? ;oþ
Dnad, je divulguerai pour le compte de Nikita sans scrupules, mais je crains que ladite recette ne soit à base de casserole d’eau bouillante et d’ouvre boite…