Il ne vous aura pas échappé, amis camarades lecteurs, rares et par conséquent précieux, que je n’antidate plus mes notules. Du coup y’en a plus qu’un jour sur deux, mais je trouve que c’est un bon début, j’espère revenir progressivement à un rythme quotidien, avec de vrais morceaux de cosméteries, pâtisserie, feignasserie, friture de neurones et autres souvenirs nombrilistiques dedans.
En attendant, je parle de la pluie et du beau temps. Un peu comme on dit que l’appétit vient en mangeant (ou le plaisir en simulant), je renoue avec mon clavier en vous causant pour ne rien dire… de ce mois d’octobre qui s’étire, à n’en plus finir, de mes orteils qui après avoir goûté quelques jours la liberté des sandales de touriste allemande (oui oui, je mets des birkenschtroumph pour aller bosser, je sais, c’est un tue l’amour, mais en même temps, je n’ai rigoureusement personne à séduire, même pour rire, sur mon lieu de travail presque exclusivement fréquenté par des individus femelles ou vraiment trop loin de la puberté pour compter comme mâles), refusent obstinément de retourner dans des souliers fermés, même quand il pleut.

De mes regrets quand on en arrive, parce qu’il pleut, à asseoir près de 90 gamins en rangs d’oignons ET EN BLOUSONS sur des petits bancs alignés devant un dévédé tout pourri sur une télévision même pas belle.
De cette étrange correlation entre les rayons de soleil et l’humeur des parents qui déposent leurs petits dans ma classe le matin. J’ai plusieurs élèves qui vivent en ce moment l’épreuve de la séparation de leurs parents. Pourquoi est-ce que c’est toujours quand il pleut qu’ils s’accrochent désespérément aux basques de papa ou de maman en versant des larmes plus ou moins feintes, jouant avec une virtuosité qu’on attendrait pas à leur âge du lasso de la culpabilité?
Ce n’est pas logique, mais c’est comme ça.
Mon moral aussi s’accorde à la couleur du ciel, et se fait un peu balader ces jours-ci. Certains matins, par exemple, la pluie qui s’insinue dans les vêtements, propageant une humidité qui imprègne tous les textiles et souligne toutes les odeurs, me rend insupportables les effluves de tabac qui émanent du petit G***, à peine 4 ans et déjà une toux à la Gainsbourg, les yeux cernés par un mauvais sommeil.

Je ne peux rien pour lui, cela sort trop de mon rôle d’enseignante, et ce serait m’immiscer dans la vie privée de cette famille que d’en parler à ses parents, alors je me contente de lui moucher le nez et de lui faire humer notre muguet. A toutes fins utiles, parce que je ne peux pas grand chose pour le petit G***, je répète ici ce que tout le monde devrait savoir: le tabagisme passif est toujours un fléau, mais c’est gravissime quand il s’agit de touts petits dont l’appareil respiratoire est immature, et cela peut avoir des conséquences désastreuses sur leur santé.
Comme quoi on peut aller loin en parlant de la pluie et du beau temps.

Dans un registre plus gai, mes enfants ont tout compris à cette étrange saison: ce week-end ils ont décidé de fêter Halloween.
Au plaisir de vous lire.



5 commentaires
Brrr, elle est terrible la photo du petit la tête dans le sac…
j’ai vérifié 3 fois la date de la note ^^
Ici il fait le meme temps que lors d’halloween, 25 degrés et 98% d’humidité donc tongues obligatoires… meme s’il pleut.
Quel plaisir de te retrouver!
J’ai découvert ton blog lorsque j’étais allité pour la grossesse de ma première fille et aujourd’hui tu reviens alors que je viens d’accoucher de la seconde!
Ta lecture me fait le plus grand bien lors de mes rares moments de pause, alors merci!
Au plaisir de continuer à te lire…
T’es passée où ?… maintenant que j’ai eu le plaisir de te retrouver à travers ton blog et que j’ai lu tous tes nouveaux articles en quelques soirées, j’attends la suite ! ^-^
Merci à vous. Je suis là, je ne suis pas loin, la suite arrive!
@Anlise, félicitations pour des deux filles, tu vas voir tu vas bientôt beaucoup t’amuser!
@Usagi: quel plaisir de te retrouver ici! ne pars pas loin…