SI, lo voglio

Voilà quelques temps que je cherchais un prétexte pour évoquer ici un jour en particulier, celui de mes épousailles avec l’Homme, alias The Dude, alias Lumière de L’Orient et de l’Occident.

Nous avons récemment, et comme chaque année depuis cinq ans, bien pris soin de ne pas fêter notre anniversaire de mariage, mais cela ne m’empêche pas, comme chaque hiver, de revivre en pensée ces quelques jours hors du temps, dont j’ai envie, ce soir, de partager avec vous quelques bribes.

Il y a quelques semaines, pendant une crise de terreur nocturne (doublée d’une crise d’asthme) de la Princesse Chat, me trouvant à court d’idées pour la sortir de son circuit fermé de cris et de panique, j’ai mis ma robe de mariée. Et ça a marché: elle a eu le souffle coupé, direct, et a ouvert des yeux comme des soucoupes.

Ensuite, je lui ai montré quelques photos. C’était la première fois que je le faisais, ça m’a émue.

Quand l’Homme et moi sommes devenus un couple, nous nous connaissions déjà, nous savions que c’était pour la vie, que nous allions nous marier et avoir beaucoup d’enfants. Restait à savoir comment.

Il y eut plusieurs demandes, de part et d’autre, plusieurs dates fixées, plusieurs lieux, et on a annulé, plusieurs fois. En fait, on a annulé à chaque fois que l’organisation de l’événement a commencé à être trop casse-pieds, et à mettre en péril le plaisir qu’on comptait y prendre.

Et puis on l’a fait.

Nous deux, nos témoins, la Mairie de Venise.

Le soleil sur le balcon de la salle des mariages, le champagne dans des coupes en plastique, siroté debout dans le hall en travaux de la mairie, des dizaines de touristes faisant une haie d’honneur et dégageant le pont du Rialto pour qu’on fasse les photos, et en lieu et place du cortège de klaxons dont je rêvais enfant, les sourires et encouragements de centaines d’italiens, sur le chemin entre la mairie et la pizzeria (recommandée par le guide du routard!) où nous avons fini d’arroser l’événement.

“Le plus beau jour de votre vie”, promettent les wedding planners et les magazines spécialisés.

Moi qui voyais le mariage comme un engagement à la fois intime et social, je n’aurais, en effet, pu rêver plus beau jour. Un souvenir d’amour que j’ai plaisir à convoquer, et une jolie histoire à raconter à tous ceux que notre bonheur concerne.

Pour ceux que l’expérience tente, il est très simple de se marier à Venise, il faut faire publier les bans en France et s’acquitter d’une taxe en Italie (ainsi que les honoraires d’un interprète), un certificat de mariage vous est remis après la cérémonie et le livret de famille vous parvient assez rapidement par la poste.

Bon, après, c’est sûr, c’est pas très original, pour une notule publiée un 14 février, je ferai mieux l’année prochaine!

Au plaisir de vous lire,

3 commentaires

  1. Publié le 17 février 2009 à 8:41 | Permalien

    Très émouvant en tout cas…
    Ta description fait envie, et c’est curieux comme j’y retrouve des accents qui m’évoquent MA “plus belle journée”, alors que les lieux et circonstances étaient totalement différents… question d’ambiance, je ne sais pas… juste une journée parfaite.
    http://www.deezer.com/track/38340

  2. Publié le 17 février 2009 à 9:36 | Permalien

    Nous ne sommes pas mariés, mais le mariage, je le conçois comme ça: pas trop de monde, pas d’église ni de synagogue, pas une tonne d’argent déversé, juste un beau voyage…
    Whaou, ça fait vraiment envie…

  3. cec jeune mariée
    Publié le 17 février 2009 à 21:15 | Permalien

    Ohh c’est drole, parce que quand j’étais plus jeune, je le voyais comme ça mon mariage !

    Et puis finalement, ca a été une fete sur un week end de 3 jours, amis et famille regroupés au soleil du sud, et une ambiance… je sais pas, comme les vacances d’enfance, entourée de tout ceux que j’aimais :)

    Mais ton récit est chouette chouette chouette, et c’est ce que j’aurais fait aussi si notre 1ere idée était trop prise de tête, sans hésiter !

Ecrire un commentaire

Votre courriel ne sera jamais publié ou partagé. Les champ obligatoires sont marqués *

*
*