Vert gazon du vernis que je portais lundi
Vert amande des murs de la salle d’échographie mardi
Vert bouteille de la voiture où j’ai accouché mercredi
Vert fluo du repas qu’on m’a servi dans ma chambre jeudi
Vert pomme du carnet de santé qu’on m’a remis vendredi
Vert anis du body que portait mon bébé samedi
Vert kaki de l’écharpe de portage dans laquelle elle dort ce dimanche
C’est juste que ce dimanche, justement, j’ai croisé ma cousine chez mes parents, et qu’entre les lignes du small talk familial, du long time no see et comment va le tonton truc, transpirait, comme une plaie suinte à travers plusieurs épaisseurs de gaze, la détresse de la jeunesse iranienne, qui se révolte dans l’indifférence générale, et avance sans voir l’horizon.
Je ne suis pas engagée politiquement, et je n’entretiens hélas pas vraiment de liens avec ce pays qui est pourtant, aussi, le mien, mais j’ai eu envie de poser ici une trace de cette peine, histoire d’y revenir, un jour, plus longuement, histoire de dire aussi, que depuis deux ans, le vert garde dans mon coeur cette place particulière.
Peut-être est-ce aussi une énième occasion pour nous autres citoyens de France de nous souvenir, qu’aussi absurde et contrariante soit parfois notre république, ce n’est heureusement pas demain la veille que nous aurons à descendre dans la rue en scandant “où est passé mon vote?”.
Alors autant commencer à se poser la question d’où on veut le mettre, et dans quel but.
3 commentaires
C’est pas tant que j’aie manqué d’inspiration pour la semaine verte du challenge d’Armalite.
Vert gazon du vernis que je portais lundi
Vert amande des murs de la salle d’échographie mardi
Vert bouteille de la voiture où j’ai accouché mercredi
Vert fluo du repas qu’on m’a servi dans ma chambre jeudi
Vert pomme du carnet de santé qu’on m’a remis vendredi
Vert anis du body que portait mon bébé samedi
Vert kaki de l’écharpe de portage dans laquelle elle dort ce dimanche
C’est juste que ce dimanche, justement, j’ai croisé ma cousine chez mes parents, et qu’entre les lignes du small talk familial, du long time no see et comment va le tonton truc, transpirait, comme une plaie suinte à travers plusieurs épaisseurs de gaze, la détresse de la jeunesse iranienne, qui se révolte dans l’indifférence générale, et avance sans voir l’horizon.
Je ne suis pas engagée politiquement, et je n’entretiens hélas pas vraiment de liens avec ce pays qui est pourtant, aussi, le mien, mais j’ai eu envie de poser ici une trace de cette peine, histoire d’y revenir, un jour, plus longuement, histoire de dire aussi, que depuis deux ans, le vert garde dans mon coeur cette place particulière.
Peut-être est-ce aussi une énième occasion pour nous autres citoyens de France de nous souvenir, qu’aussi absurde et contrariante soit parfois notre république, ce n’est heureusement pas demain la veille que nous aurons à descendre dans la rue en scandant “où est passé mon vote?”.
Alors autant commencer à se poser la question d’où on veut le mettre, et dans quel but.
Au plaisir de vous lire.
<3
Bien dit !