Deux adresses cool pour les Parigots

Une de mes amies, femme de goût devant l’éternel, et avec qui j’ai quelques points communs absolument fondamentaux (marque de vernis rouge-noir pour les orteils, modèle de sac à main, fournisseur de macarons favori, âge de nos premiers enfants, permis de conduire utilisé uniquement comme pièce d’identité pour les paiement par chèque…), m’a récemment appris quelque chose.

Le genre de petits savoirs inutiles mais qui font la différence entre un citoyen lambda et un citoyen qui SAIT. (un peu comme le fait de savoir que c’est quand la grosse loupiotte avec marqué TAXI dessus est allumée que le véhicule est libre fait la différence entre les vrais parisiens et le reste des habitants de la planète).

Bref.

Maintenant je sais que le “Saint Honoré” est un gâteau de “sortie de messe”.

Et qu’il est donc inutile de le réclamer, en semaine, dans la divine et très bien comme il faut pâtisserie de Monsieur Vandermeersh. Il n’en fait que le week-end.

Si vous êtes Parisiens ou de passage dans la capitale, et que le fait que je consacre une notule à ce gâteau vous met en appétit ou à tout le moins vous intrigue suffisamment pour que vous vous en souveniez encore dans une semaine, sachez qu’en vous présentant au 278 avenue Daumesnil, ce n’est pas un mais DEUX gâteaux différents que vous pourrez découvrir (voire davantage, si vous vous laissez tenter par d’autres modèles).

 En effet, en plus du Saint-Honoré classique mais néanmoins très alléchant, Vandermeersh propose une version aux framboises fraîches et à la crème de pistache, qui est une véritable tuerie.

Soyons clairs… L’Homme, dont j’ai pourtant dit tout le bien possible et vanté l’extrême dévotion conjugale il y a peu, a été tenté, le 29 juin dernier (la veille de mon accouchement donc, pour ceux qui suivent pas) de s’approprier ladite pâtisserie, au détriment de sa femme quasi accouchante, donc, et d’une autre femme enceinte également présente.

Il a finalement su résister à sa pulsion, en se promettant de revenir le weekend suivant pour rattraper le coup (il avait quand même un mille-feuille et un éclair au chocolat, tous deux délicieux, pour se consoler en compagnie de l’autre futur père également frustré).

Mais le lendemain, il est devenu père de famille nombreuse, autant dire que depuis, il a basculé du côté obscur…

Ce weekend était le premier où il aurait pu envisager d’assouvir son fantasme pâtissier, mais à la place, nous avons sacrifié à d’autres idoles, au temple de la marmaille ravie, j’ai nommé le Playmobil Fun Park de Fresnes.

Je ne suis pas super fan des endroits où on s’enferme avec de la foule dedans, je préfère le plein air, et l’espace vital protégé, alors la première fois qu’on a tenté l’excursion, j’étais sceptique.

Mais le Playmobil Fun Park est très bien conçu, il s’agit en fait d’un très vaste “magasin”, de plain pied, dont les “rayons ” sont en fait des aires de jeu thématiques.

En vrac: châteaux-forts, zoo, châteaux de princesse, dinosaures, travaux, transports, pirates, et j’en passe.

Les jouets sont en libre-service dans des bacs, et les aires sont matérialisées par des “bancs” qui permettent aux parents de s’asseoir et dissuadent les enfants d’aller et venir de façon trop incontrôlable.

Dans la plupart des aires, les enfants jouent au sol, mais certaines sont dotées de grandes tables et de sièges de taille adaptée. Il y a aussi de jolies vitrines mettant en scène les différents univers de la marque, et certaines sont animées, ce qui met bien évidemment en joie les plus jeunes des visiteurs.

Les employés passent régulièrement mettre un peu d’ordre, il y a une petite cafétéria et des toilettes, et même une aire spéciale pour les touts petits, complètement fermée (ils doivent escalader les bancs s’ils veulent sortir seuls) et avec des jouets spéciaux “playmobil 123″ (sans petites pièces, coins arrondis, etc.)

L’entrée est à 1 euro 50 pour les adultes, 1 euro pour les enfants, gratuite pour les moins de 3 ans.

On reste autant qu’on veut, on ne paye rien à l’intérieur, et surtout, on essaie pas du tout de vous vendre les jouets avec lesquels les enfants jouent.

Il y a juste une boutique qu’on traverse pour sortir, mais aucun racolage, pas d’animations perfides, pas de marchand de glaces retors ou de vendeur ambulant.

La Mimi Souris, égale à elle-même, ne s’est intéressée qu’aux bancs (pour les escalader) et aux bacs avec les personnages dedans (pour les vider méthodiquement au sol), ainsi qu’a quelques dinosaures (le temps de les démembrer) mais la Princesse Chat était à fond, elle a profité de chaque minute, avec une nette prédilection pour une des aires de jeu, je vous laisse deviner laquelle…

Au plaisir de vous lire,

PS: “bonjour princesse, oh comme tu es belle, je t’aime, je peux te faire un câlin?”

3 commentaires

  1. Ninette
    Publié le 21 juillet 2008 à 9:49 | Permalien

    haha, tu as bien fait de na pas aller chez Vandermeersch hier après-midi, ils étaient fermés à partir de 14h, exceptionnellement (même chose dimanche prochain !). Te voici avertie ! bon, je me suis rattrappée avec une gaufre au caramel demi-sel dans le crêperie de l’autre côté des maréchaux…

    l’autre femme enceinte présente le 29 juin, et qui a pu goûter la moitié du saint-honoré pistache…mmm.

  2. Publié le 22 juillet 2008 à 10:11 | Permalien

    Ah oui c’ets cool le fun-park… à condition de trouver un créneau pas trop surpeuplé tout de même…
    Quant à Vandermeersch, je me demande si je pourrai y goûter un jour, étant donnés mes passages éclairs à la capitale…

  3. Mah-Yu
    Publié le 23 juillet 2008 à 11:56 | Permalien

    @Ninette: merci beaucoup pour ce premier message, tout à fait utile!!

    @Dnadryad: honnêtement, y’avait du peuple, alors bon, je dirais pas que je me suis éclatée (ça fait un peu mal aux oreilles) mais je n’ai pas souffert, et les enfants étaient très contents.

    Désolée pour Vandermeersh, malheureusement ça voyage assez mal, le saint honoré!

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