Non, le titre de cette notule n’est pas un nouveau surnom que j’aurais donné à ma descendance.
Quoique ça aurait pu, rapport à leur comportement assez terrifiant (dans tous les sens que la langue française accepte de donner à cet adjectif) ces derniers temps.
Mais non, je ne vais pas vous parler de la nouvelle obsession de la Mimi Souris pour l’escalade de fenêtre (nous vivons au 4ème étage…), ni de son jeu préféré qui consiste à se jeter de la table basse, sans vérifier que la personne sur qui elle se jette est prête à la réceptionner.
Je ne vais pas non plus vous parler de la guerre des nerfs que me livre Zorro le Poussin, qui semble tester mes résistances physiques et psychologiques en se réveillant toujours quand ses soeurs dorment enfin, et réclamant à manger (sans souffrir de délai) dès que je m’apprête moi même à me nourrir.
Pas un mot non plus de la dérive tyrannique de la Princesse Chat qui, telle une ado rebelle de série américaine, renie père et mère de façon tonitruante dès qu’on s’oppose à l’une de ses volontés.

Mercredi, la Princesse Chat aura trois ans.
Comme je l’ai dit dans la notule où je vous annonçais mon départ pour la maternité, j’ai pré-programmé la publication de plusieurs notules.
Cet après-midi, j’ai bravé mon destin de squale échoué sur un rebord de canapé, et j’ai emmené mes filles au square.
Ami camarade lecteur, aujourd’hui pas question de militer, on est dans la propagande pure.
Quand j’ai décidé d’ouvrir ce blog, je l’ai pensé en premier lieu comme un espace consacré à l’univers de l’enfance, de la maternité, aux thématiques du maternage, de l’éducation, de la transmission.
Le passage de la flamme olympique par Paris fait souffler un vent de citoyenneté assez inédit sur nos médias, tous organes confondus. On dirait que le sort du Tibet réveille la conscience politique de l’opinion publique. Je m’en réjouis, mais je ne me l’explique pas.

