Or donc, le 22 juillet à 23h, je me suis attelée à la préparation du gâteau d’anniversaire de ma fille aînée.
Le gâteau devait être servi le lendemain soir, mais mon petit doigt me disait que, seule avec les trois gnomes de 8h à 19h au bas mot, j’aurais du mal à le faire dans la journée, d’autant que lesdits gnomes semblent avoir décidé que finalement, la sieste synchronisée, c’est pas fun.
Bref, me voilà donc au pied du mur, à 23h, réalisant avec effroi qu’il me manque plein d’ingrédients, que je n’ai aucune idée d’où se trouve l’embout de ma poche à douille, ni aucun moule susceptible de ressembler, même de loin à une robe de princesse, et que le saladier en pyrex que j’envisageais d’utiliser dans ce but, je me le suis cassé sur le pied, une nuit d’insomie pendant ma grossesse (j’avais oublié, mais l’Homme s’en souvenait, lui, ayant du ramasser au réveil tous les petits morceaux éparpillés, vu que moi, avec mon dos de vieille, je pouvais pas).
En plus, j’avais décidé de ne pas utiliser de poupée barbie pour le buste de la princesse, rapport à mon exécration pour son aspect physique.
Je me dis que si ma fille est encore fan de ce genre de poupées dans 3 ou 4 ans, elle saura se montrer assez convaincante pour obtenir le gâteau totalement barbie attitude, mais en attendant, j’ai encore un peu d’influence sur elle, donc princesse ok, mais Mattel ne passera pas par moi.
Ce qui signifie que non seulement j’ai du faire la robe, mais aussi tout le reste de la princesse. Le tout en cachant précipitamment mes préparatifs à chaque réveil intempestif de ma fille, et en m’interrompant tous les 3/4 d’heures pour nourrir l’héritier (j’en ai eu pour plus de 4 heures, mais en vrai dans des conditions normales, on doit pouvoir y arriver en une heure, tout compris).
lire la suite »